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ENVIRONNEMENT
& ECONOMIE :
STRATEGIE POUR LE NOUVEAU MONDE
Résumé
Le défi d’un développement permanent pousse
l’humanité à s’orienter vers des nouvelles
bases correspondant aux structures de l’ère nouvelle dans
laquelle l’humanité est entrée. Le problème
de l’environnement terrestre est le prélude à une
société chaotique, ou le prétexte à une
réflexion, vers un monde nouveau, une nouvelle dynamique. Ce
document s'articule selon le plan suivant :
Premièrement: Exposé des différents maux dont est
victime notre environnement.
Deuxièmement: Illustration par des exemples, de l’interaction
économie-environnement.
Troisièmement: Suggestion d’un nouveau modèle de
société.
I.
ENVIRONNEMENT
LES FAITS: Données du problème
L’environnement terrestre souffre aujourd’hui de
plusieurs maux, différents dans leurs manifestations physiques,
mais ayant une même source, l’Homme. La science de l’Homme
émet des inquiétudes profondes sur le déséquilibre
actuel de l’environnement terrestre. Dans cette première
partie, nous exposons les faits (Données du problème).
Il est bien entendu assez difficile de décrire tous les maux
dont souffre aujourd’hui l’environnement terrestre, mais
nous essayerons de dégager les idées essentielles de ce
malaise.
1
- L’ozone
1.1 - Historique
L’air qui nous entoure est composé de différents
gaz qui peuvent être classés en deux groupes distincts.
Ceux dont la densité moléculaire est très grande
dans l’air, nous les appellerons composés majoritaires
de l’atmosphère et ceux dont la densité moléculaire
est faible, nous les appellerons composés minoritaires de l’atmosphère.
Les composés majoritaires de l’air sont:
- l’azote moléculaire, qui représente 78 pour cent
du contenu total de l’atmosphère.
- l’oxygène moléculaire, nécessaire à
la respiration des êtres vivants ne représente que 21 pour
cent du contenu total de l’atmosphère.
- l’argon, dont l’abondance relative est environ de 0,95
pour cent. Ces trois gaz représentent à eux seuls environ
99,95 pour cent du contenu total de l’atmosphère. Pourtant
c’est dans les 0,05 pour cent qui restent, que l’on trouve
les espèces gazeuses dont les propriétés chimiques
et énergétiques contribuent à l’équilibre
de l’environnement terrestre et donc à la vie sur terre.
C’est grâce à cette infime portion de gaz que la
vie animale et végétale est possible sur terre, telle
que nous la comprenons aujourd’hui. Mais plus intéressant
encore, nous découvrons que dans cette infime portion de 0,05
pour cent des espèces gazeuses nécessaire à l’équilibre
de la vie sur terre, trois molécules jouent un rôle primordial:
• La vapeur d’eau
• Le gaz carbonique
• L’ozone.
Pour mieux comprendre l’abondance relative de l’ozone dans
l’atmosphère, prenons un exemple. Si nous examinons un
million de molécules dans l’air, dans cette quantité
de molécules nous n’avons que 3 ou 4 molécules d’ozone.
On dit que la concentration relative de l’ozone dans l’air
est donc de quelques millionièmes. L’ozone joue un rôle
essentiel pour la vie sur terre, pour mieux saisir son importance ainsi
que celle du gaz carbonique et de la vapeur d’eau, citons le professeur
Gérard MEGIE :.”
“Pour
préciser ce rôle et comprendre par là même
pourquoi la terre reste la seule planète du système solaire
où la vie a pu apparaître, il nous faut revenir quatre
milliards et demi d’années en arrière, lorsque la
terre s’est formée par agglomération de matières
minérales. La température de la surface est alors de 800
°C et l’atmosphère de la terre est opaque, formée
essentiellement de gaz carbonique, de vapeur d’eau et probablement
de méthane. Ces trois éléments sont les produits
du dégazage intense des couches internes de notre planète
en cours de formation. La position de la terre par rapport au soleil
conduit à un refroidissement relatif, que ne connaîtront
pas les autres planètes. Il permet à l’eau de se
condenser et à l’atmosphère de s’éclaircir
en partie. Les rayons solaires pénètrent alors jusqu’à
la surface de la terre recouverte d’un immense océan. Nous
sommes il y a 3,5 milliards d’années. Des proto-continents
se forment et dans les eaux chaudes des océans, se construisent,
à l’abri d’un rayonnement solaire trop intense, les
premières molécules qui constitueront la matière
vivante. Les monomères,ou groupe de molécules, s’assemblent
pour former des chaînes de protéines ou des acides aminés.
En même temps l’atmosphère se transforme. Sous l’action
du rayonnement ultraviolet du soleil, les molécules d’eau
constituées d’hydrogène et d’oxygène
se cassent pour libérer chacun de ses composants élémentaires.
De même, le gaz carbonique se trouve décomposé en
carbone et en oxygène. Les atomes d’oxygène libérés
peuvent se recombiner à leur tour et former l’ozone qui
filtre alors le rayonnement ultraviolet du côté des plus
grandes longueurs d’onde et l’empêche de pénétrer
jusqu’au sol, ajoutant ainsi son effet à celui de l’oxygène
moléculaire. C’est l’étape décisive
qui va permettre l’apparition de la vie hors des océans
puisque sur toute la surface de la terre, les êtres vivants sont
désormais protégés d’un bombardement destructeur.
Ainsi se mettent en place toutes les conditions propices à l’évolution
des organismes. Celle-ci conduira trois milliards d’années
plus tard aux premiers homonidés. Dès leur apparition
sur la terre, l’ozone et la vie sont étroitement liés.
Aujourd’hui peut être l’enjeu est-il de ne pas faire
le chemin en sens inverse !”
1.2
- Diminution de la couche d’ozone
1.2.1 - Couche d’ozone
L’ozone est réparti dans toute l’atmosphère,
mais des études assez précises fixent sa concentration
relative maximale autour de 30 kilomètres d’altitude. Pour
mesurer la concentration d’ozone dans l’atmosphère,
on procède généralement par l’absorption
du rayonnement qui résulte de l’interaction entre la lumière
solaire et les molécules placées sur le trajet lumineux.
Cette absorption est, en première approximation, proportionnelle
au nombre total de molécules rencontrées et cela quelque
soit leur répartition le long du trajet lumineux. Pour compter
simplement ces molécules, l’idée est de considérer
une colonne équivalente de surface unité où tout
le gaz aurait la même pression de référence, choisie
en générale, égale à la pression atmosphérique
au sol. Le nombre de molécules et donc l’absorption du
rayonnement peuvent être reliés à l’épaisseur
de cette colonne que l’on appelle épaisseur réduite.
Pour l’ozone, l’épaisseur réduite ne représente
que 3 millimètres. Ce ne sont donc que ces 3 mm d’épaisseur
de la couche d’ozone qui nous préservent du rayonnement
ultraviolet destructeur. Pour voir plus clair et comprendre que la vie
ne tient qu’à un fil, faisons un calcul rapide de l’épaisseur
réduite de l’atmosphère totale : nous trouvons que
celle-ci est égale à 8 kilomètres, soit 8 millions
de millimètres, donc la couche d’ozone qui nous protège
n’est que de 3/8 de millionième de l’épaisseur
de l’atmosphère.
1.2.2 - Pourquoi y a t-il diminution de la couche d’ozone
Après avoir mis hors de cause le supersonique de l’aviation
civile (le Concorde), accusé à tort de détruire
la couche d’ozone, il est aujourd’hui prouvé que
les gaz émis par cet avion sont loin de la détruire, mais
qu'il en produit par des mécanismes chimiques à partir
des gaz qu’il émet. Si l’on met de côté
les théories dynamiques qui se fondent sur l’idée
simple qu’une diminution de l’ozone peut résulter
d’une redistribution de masse d’air entre les régions
de l’atmosphère liée à une amplification
des mouvements verticaux, il est généralement admis que
les théories chimiques sont inéluctablement les causes
profondes de la diminution de la couche d’ozone. Ces théories
se traduisent par la destruction de l’ozone causée par
des constituants minoritaires azotés et chlorés, engageant
ainsi plus en avant la responsabilité des activités humaines.
Il va de soi que toutes les industries de composés chlorofluorocarbones
(cfc) sont directement mises en causes.
2
- Effet de serre
Le gaz carbonique et la vapeur d’eau, ces constituants de l’atmosphère,
ont le pouvoir d’absorber le rayonnement infrarouge émis
par le soleil. Ils réémettent une partie vers le sol ce
qui augmente l’énergie disponible sur la surface de la
terre. Pour mieux comprendre le phénomène on peut envisager
la paroi vitrée d’une serre, d’où le nom d’effet
de serre donné à ce processus régulateur. La vapeur
d’eau et le gaz carbonique préservent la surface de la
terre d’un refroidissement dévastateur. Mais pendant ces
dernières années, on a constaté une augmentation
très nette du gaz carbonique dans l’atmosphère,
ce qui pourrait entraîner des changements climatiques très
importants. La température de la terre s’est élevée
de quelques degrés au cours de ces dix dernières décennies
et de ce fait, le niveau de la mer s’est élevé d’une
trentaine de centimètres environ. L’humanité a contribué
par un grand nombre de ses activités économiques à
l’augmentation de la concentration atmosphérique de divers
gaz produisant l’effet de serre: le gaz carbonique, le méthane,
les cfc. Aujourd’hui tout le monde s’accorde à affirmer
que le réchauffement de la terre est dû en grande partie
aux gaz qui contribuent à l’effet de serre. De plus selon
les prévisions, si la concentration atmosphérique des
gaz de l’effet de serre continue à augmenter, comme la
tendance en matière d’émission du gaz carbonique
à partir de combustion fossiles le donne à penser, la
température de la terre risque de s’élever au cours
du siècle prochain de quelques degrés supplémentaires.
Cette hausse pourrait être comparable au réchauffement
mondial total depuis la dernière période glaciaire. Le
niveau de la mer pourrait alors s’élever de près
d’un mètre avant la fin du 21ème siècle.
En outre, de nombreuses régions sont susceptibles de connaître
une sécheresse généralisée et tout notre
climat serait soumis à une bien plus grande instabilité
que l’histoire n’en a connue.
3 - Les climats
Les climats continueront certainement à devenir plus
extrêmes et à présenter plus fréquemment
des conditions exceptionnelles de chaleur, de froid, de vent, de pluie,
de sécheresse et de gel. Les perturbations climatiques ne résultent
pas seulement du réchauffement mondial; des facteurs non humains
entrent également en jeu, et peuvent être associés
à la rotation de la terre et à l’ampleur des oscillations
de l’axe polaire. Des conséquences imprévisibles
peuvent résulter de ces conditions climatiques.
4
- Les forêts tropicales
Les forêts tropicales humides ou non, constituent l’un des
écosystèmes qui du point de vue de la diversité
biologique, sont les plus importants. Ces forêts n’existent
que sur 7 pour cent de la surface terrestre, sur lesquels se trouvent
entre 50 et 90 pour cent des espèces de la diversité biologique,
et ce chiffre ne cesse d’être réévalué.
La destruction de ces forêts avance de 36 hectares environ par
minute. Ces chiffres sont très impressionnants. Selon les évaluations,
la surface couverte par les forêts tropicales humides ne seraient
plus que de l’ordre de la moitié de ce qu’elles étaient
à l’origine. Au rythme actuel de déboisement, ces
forêts auront disparu dans 40 ans. C’est donc à une
vitesse vertigineuse, que disparaissent des espèces qui abondent
dans ces forêts au point que nous ne pouvons les dénombrer
exactement. Prenons l’exemple de la forêt amazonienne. La
moitié des précipitations sont engendrées dans
le bassin même de l’Amazonie du fait, de la couverture forestière.
Si le déboisement devait atteindre 30 pour cent ou plus de la
superficie, le recyclage hydrologique pourrait s’interrompre.
La sécheresse qui s’ensuivrait finirait par modifier le
climat d’une manière défavorable. Très souvent
les arbres abattus dans les forêts tropicales sont ensuite brûlés
pour des raisons pratiques. La quantité de gaz carbonique libérée
dans l’atmosphère par la destruction des forêts surtout
tropicales, est selon les estimations de l’ordre de 1 à
2 milliards de tonnes de carbone par an. L’accumulation annuelle
nette de gaz carbonique dans l’atmosphère étant
de l’ordre de 3,5 milliards de tonnes par an. C’est dire
que la déforestation joue un rôle considérable dans
l’accroissement de la quantité des gaz contribuant à
l’effet de serre.
5
- Les franges désertiques
La déforestation est l’une des causes de l’avancé
du désert dans le monde tropical et subtropical en voie d’assèchement.
L’empoisonnement des sols par un emploi accru de produits chimiques
contribue à appauvrir le sol et fait progresser un peu plus les
zones désertiques.
6
- L'eau potable
L’eau potable, diminue en qualité et en quantité
par rapport à la croissance de la population et au changement
du milieu local. Un accroissement des maladies contagieuses et une mortalité
accrue dans les régions critiques, sont à souligner.
7
- Les océans
Ils sont régulateurs de la biosphère car ils
sont à la fois réceptacle et source de chaleur, ils absorbent
le gaz carbonique, et émettent divers gaz y compris des composés
soufrés. Leur distribution thermique influe fortement à
court terme sur le climat alors que leur surface à microbiologie
active et leur profondeur ont une importance considérable dans
la détermination du réchauffement atmosphérique
à venir.
Pour terminer ce sombre descriptif de l’état actuel de
notre environnement, nous mentionnons ci dessous, sans les détailler
les problèmes non moins importants que sont:
- L’empoisonnement chimique des chaînes alimentaires naturelles
- Les récifs de corail.
Cette réflexion sur l’équilibre rompu nous a montré
que l’homme est au centre du problème par ses principes
économiques et par ses réalisations technologiques. La
technologie est à la fois salvatrice et destructrice. Une grande
partie des problèmes que nous venons d’évoquer est
essentiellement due aux retombées technologiques humaines. La
technologie elle même n’est pas dangereuse; ce sont les
conditions économiques et sociales dans lesquelles elle est appliquée
qui en déterminent l’impact. Une économie basée
sur le seul principe du “profit” est néfaste pour
l’humanité.
II.
ENVIRONNEMENT - ECONOMIE
Nous abordons ce chapitre par quelques exemples illustrant la relation
entre l’environnement et l’économie.
1
- Protocole de Montréal
Un consensus mondial est obtenu sur la gravité du problème
de l’ozone. La cause de sa destruction de nos jours est l’action
des cfc sur cette molécule. Le protocole de Montréal a
ordonné la diminution de la production des cfc et le remplacement
progressif de ces derniers par des produits de substitution moins dangereux
pour la couche d’ozone. Entre mars 1988 et février 1989,
49 pays ont ratifié ce protocole. Certains pays comme l’Inde,
le Brésil et la Chine se sont abstenus, certes ils approuvent
ce protocole cependant ils estiment que la destruction de la couche
d’ozone est entièrement due aux activités des pays
industrialisés lesquels, conscients de leur responsabilité,
travaillent à la mise au point des produits de substitution.
Les pays du sud n’ont pas les moyens financiers d’importer
ces nouveaux produits qui coûtent très cher, ni les moyens
technologiques de favoriser la recherche et la fabrication de ces produits.
2
- La démographie
La croissance démographique est en partie liée
à la pauvreté. Bien que les courbes de fécondité
soient déterminées par des facteurs culturels et historiques
aussi bien que politiques et religieux, il est montré que la
nécessité d’avoir de nombreux enfants est étroitement
liée à un besoin économique d'ordre avant tout
agricole d'extension des cultures, ainsi qu'à la survie de la
famille et à sa prospérité.
De créatrice de richesse, la croissance démographique
s'inverse pour devenir créatrice de pauvreté dans une
économie industrielle et citadine.
3
- Energie
Les émissions du gaz carbonique causées par la
combustion des énergies fossiles sera plus délicate à
traiter. Dans ce domaine quelques indicateurs suffisent pour voir plus
clair. Le problème est totalement engendré par des inégalités
économiques et sociales criantes. Faisons une brève étude
comparative sur la consommation moyenne d’énergie primaire
par habitant entre les pays du sud et les pays du nord. Cette consommation
est d’environ 500 kg équivalent charbon pour les pays du
sud et de 5000 kg pour les pays du nord et en prime 11 000 kg pour l’Amérique
du nord. L’énergie étant la clé de voûte
du développement d’un pays, les pays du sud se trouvent
alors confrontés à un problème majeur: Où
trouver l’énergie nécessaire dont ils ont besoin
?
Les formes d’énergies de substitution proposées
et adoptées nécessitent des moyens technologiques très
coûteux, et la question de la durée de vie ou du retraitement
des déchets de ses nouvelles technologies reste cruciale. Les
conséquences de cette économie sont immédiates:
- Augmentation de la combustion du charbon dans les pays en voie de
développement (l’Inde par exemple) ce qui entraîne
une augmentation du gaz carbonique dans l’atmosphère avec
tous les effets que cela implique.
- Déforestation active des forêts tropicales, avec toutes
les conséquences que nous avons évoquées et la
liste n’est pas exhaustive.
Nous abordons une ère nouvelle, qui requiert une attitude entièrement
nouvelle. Les problèmes en général et ceux de l’environnement
en particulier sont indissociables du développement économique
choisi par la société et pour la société.
La technologie est un outil intrinsèquement lié au développement
économique, à une prospérité durable et
permanente, compatible avec les besoins de l’homme et avec l’équilibre
de la nature. Cette nouvelle société trouve ses fondements
dans l’équité entre les peuples. Elle exige une
meilleure volonté de partage et de coopération entre le
nord et le sud. Une nouvelle orientation doit être donnée
à la science et à la technologie pour que celles ci soient
au service de l’humanité afin d’assurer l’équilibre
de toutes ses composantes. Nous devons choisir le cap qui mène
vers le monde nouveau.Pour cela toutes les ressources morales ainsi
que les moyens matériels sont nécessaires. Un engagement
total et authentique de l’ensemble des communautés s’avère
être l’une des conditions essentielles pour que l’humanité
puisse définitivement entrer dans cette ère nouvelle.
III.STRATEGIE
POUR LE NOUVEAU MONDE
“ Il y a dans les affaires humaines un courant qui, si l’on
sait en saisir le flux conduit à la fortune”
Shakespeare
Le
défi d’un développement durable et permanent a fait
l’objet de plusieurs études et de plusieurs séances
de travail. Des propositions ont été faites pour sauvegarder
l’équilibre de l’environnement. Elles peuvent se
résumer en deux principes:
• que le pollueur paie la dépollution
• que l’utilisateur paie l’utilisation des ressources.
La question fondamentale est celle de savoir comment les pouvoirs publics
vont déterminer le “prix juste” à payer par
le pollueur. Déterminer le “prix juste” signifie
qu’il est possible de déterminer non seulement le prix
de l’air, de l’eau et du sol, mais aussi de prévoir
à long terme les conséquences causées par chaque
pollueur afin de définir les responsabilités des uns et
des autres. Partant de ce principe, il nous semble, en l’état
actuel de nos méthodes de quantification, impossible de déterminer
le “prix juste” .
Mais il est absolument nécessaire, comme l’affirment plusieurs
tables rondes, et plusieurs études des organismes des Nations
Unies, qu’une nouvelle ère commence. Afin de sortir du
chaos où nous sommes volontairement entrés, des principes
nouveaux doivent être dégagés pour trouver des équilibres
stables et durables au profit de l’espèce humaine: Une
nouvelle société, une nouvelle économie.
1
- Nouvel ordre économique
Ce thème n’est pas proprement nouveau aux Nations
Unies et dans d’autres assemblées. A plusieurs reprises,
des débats ont eu lieu sur ce sujet. L’équité,
la justice sociale, l’échange et le partage sont les bases
fondamentales de ce nouvel ordre économique international. Jusqu’à
ce jour le bilan est maigre, beaucoup de discours, beaucoup d’acrimonie
et de frustration. Cela fait un certain temps déjà que
les pays du tiers monde livrent une bataille acharnée contre
la pauvreté, les problèmes d’endettements écrasants,
les difficultés dans la balance de paiement et les taux de croissance
très faibles. Aucune amélioration notable de la situation
ne semble envisageable aujourd’hui. Seul un nouvel ordre économique
mondial permettra de résoudre globalement les difficultés
auxquelles le nord et le sud sont aujourd’hui confrontés.
2 - Source d’énergie renouvelable
Il est indispensable de favoriser toutes recherches tendant à
trouver des ressources d’énergie non polluantes et renouvelables.
Il y a lieu de considérer toutes les théories faisant
partie ou non de la science officielle, et qui en général
croupissent dans les armoires des académies des sciences.
Pendant cette période de transition vers ces nouvelles ressources,
ne faut-il pas favoriser l'utilisation de ressources comme le gaz naturel,
pour certains gros consommateurs ?
3 - Charte pour la science et les scientifiques
On ne dira jamais assez: “Science sans conscience n’est
que ruine de l’âme”.
La science doit être au service de l’Homme, lui apporter
la sécurité, l’assurance et la sérénité.
Toutes les investigations scientifiques doivent avoir un seul but, profiter
à l’humanité toute entière afin d’assurer
son évolution.Tout en conservant la méthode scientifique,
la science doit se doter d’une vue holistique de la terre en particulier,
et de l’univers en général.
4 - Conclusion
Comme pour conclure nous résumons ainsi le défi fondamental
: prétexte à une réflexion sur les bases de la
nouvelle société, comme étant économie et
écologie. Ces mots ont la même racine ekos que l’on
pourrait traduire par maison ou ménage, il faut donc aujourd’hui
savoir comment tisser le lien qui les unit.
Travail
élaboré par la commission Scientifique