|
|
l
existe sur le sujet d'innombrables ouvrages et tous les genres y sont
représentés. Pourtant, lorsqu'il s'agit du Temple, on reste
rarement prisonnier du cadre choisi au départ. Le chroniqueur le
plus désabusé, l'historien le plus sceptique, l'érudit
le plus scrupuleux, chacun ne peut se retenir de prendre position, si
discrètement que ce soit, soucieux sans doute, pour avoir pris
conscience de l'épaisseur du voile, de contribuer au moins un peu
à le lever.
Qu'ils soient "pour" ou "contre", peu importe. L'une
et l'autre attitude est source à très égale part,
pour le chercheur, de vicissitudes et de joies. On s'enflamme pour une
hypothèse, on bute sur des rapprochements, on s'étonne de
contradictions, on s'enrichit aux questions laissées en suspens,
on s'insurge contre des références fantaisistes et des "preuves"
invérifiables...
Et pourtant sachant cela, il faut lire, lire beaucoup si ce n'est tous
les livres. C'est de cette accumulation qu'émergera, par une sorte
de décantation progressive et presque involontaire, la connaissance
profonde qui s'attache à l'âme-même du Temple. Et cette
connaissance, parce qu'elle exige, comme tout processus alchimique, la
pureté du coeur, fera venir au jour et grandir, à seule
fin de se transcender elle-même, l'amour de l'Ordre naguère
exalté sous le manteau d'argent à la croix de gueules des
Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon.
Oui, il faut lire. Mais non pas dans le but d'ajouter savoir sur savoir.
Il faut lire, non pour connaître, mais pour apprendre à connaître.
Il faut lire suffisamment pour acquérir le droit et la capacité
d'aller au-delà de ce qu'on a lu.
haut
de page
|
|
|